# Mycose #

# Mycose #
Que suis-je ? face à la plaie béante de mon incompréhension, je tente d'émettre des mots pour des douleurs enfouies, pour ce parallèle hébergé au creux de mes os et qui arrache avec ses ongles, petit à petit, chaque parcelles branlantes.

Je suis un de ces tourniquets, manège puérile, qui donne dans le tournis l'illusion de sa propre perte. Vif, éclatant, tentant... un air de vent qui tourne, un souffle tiède réveillant ma chair gelée. Un soleil, un cliché que j'apprends à jouer, à nouveau ... ou maintenant pour de vrai. Prendre parti du passé, en relire parfois les traces, et ne pas reproduire. Tout est macéré, vomi, jeté, tout n'est devenu qu'anecdotes.

Ma vie actuelle est un teka maki, dommage que la capitale m'est enlevée un bout de moi, ça continue quand même.

Même, elle est là, encore.
Même, maintenant je vis.
Même, j'apprécie, vraiment.
Même, je suis sûre parfois.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 07 novembre 2009 18:28

- Brain Dead -

- Brain Dead -
.
.
.

Débris parasites ("je tombe en fragment sur mes genoux")
Poussières embryonnaires, juste bonnes à être éparpillées. Cervelle en vrac. Une odeur de moisi, persistante, enveloppante, gerbante.
J'ai pas envie, j'ai juste PAS envie. On a jamais été bons au jeu des masques, on a jamais été bonnes aux jeux de poupées, un stade carcasse amélioré et qu'on traine un peu partout parce que l'on a pas vraiment le choix.
Donne-moi des tripes, un peu de profondeur. Un peu d'irréel et d'inattendu, un putain de pot de peinture vert dans un appart aussi vide que ça, inavouées. Donne-moi du rêve.

Il y avait de la consistance, déchirée en lambeaux, jonchant le sol que je foule. Croire et tomber, se relever et cracher, cycle continu.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 31 mai 2009 21:22

Adam et Eve furent punis d'être végétariens. Ils auraient dus manger le serpent. [ Robert Sabatier ]

Adam et Eve furent punis d'être végétariens. Ils auraient dus manger le serpent. [ Robert Sabatier ]
poème à une putain

voluptueuse fumée qui sortait de sa bouche
d'entre ses lèvres rouges et farouches
détournant sur elle maints regards indiscrets
elle, la putain, attendant l'heure des frais

âme insipide qui n'est bonne qu'à vous servir
vous les riches, vous les sirs
offrant coeur et amour pour quelques sous volés
la belle se dévoile, et court se cacher

à travers tout le mal que l'homme a pu lui faire
à travers milles regards de gens de manière
à travers les histoires que l'on conte sur elle
à travers ses espoirs et rêves en dentelles

rêvant quelques fois de jour et de révoltes
qu'elle pourrait infliger à tout ces désinvoltes
se venger des sourires bavant,inexprimables
qui toutes les nuits durant, sans cesse la nargue

là voilà qui jette le mégot entamé
se reteinte les lèvres et la peau déjà trop poudrée
encore quelques minutes et l'homme qui l'admire
viendra lui voler quelques heures de plaisir


- Foetus -


j'ai eu




" T'es beau comme un cri silencieux " Pauline Croze, t'es beau


J'aurai voulu vivre comme dans ma tête, films pathétiques, hypothétiques, auxquels je voue un culte indéfini, comme tout le monde.
Je voudrais casser la gueule à ses pouffiasses. Casser la gueule à tout le monde. Ou bien la mienne ça irait plus vite.
Je voudrais être Elle pour toi, mais je le suis de moins en moins.
Je voudrais voir vos vies de l'extérieur, omniprésente. A vie.
Je voudrais la compréhension, la réflexion, l'intransigeance, l'insomnie sentimentale , des mots pour maux, de la vie merde, de la vie, de la vraie.
J'en peux plus de marcher derrière, je suis las, un peu plus et je me casse.
J'euthanasirai mon monde virtuel, après tout, c'est pas des pixels que l'utérus de ma mère produit.





Photo de Lui et moi, par Elle

# Posté le jeudi 29 mai 2008 17:23

Modifié le mercredi 11 juin 2008 15:32

Vomir de l'infatiguable, du frissonnant, histoire de remplir une inexistence partielle qui m'achevera avant la fin de mon supplice...

Vomir de l'infatiguable, du frissonnant, histoire de remplir une inexistence partielle qui m'achevera avant la fin de mon supplice...

Je ne vis plus que dans la bulle aux beautés plastiques, j'ai mis pause sur ma vie le temps d'un mois. J'arrive enfin à cerner les contours de ma personnalité, et à tenter d'en relever les épines, quelques tentatives vaines et sans concessions... Une Alice aux pays des merveilles démesurée, burlesque et extravagante, qui vomis de la rage à la face des mal-baisés, à une certaine échelle, c'est un chemin pour la décadence, mais la pudeur protège le tout et elle ne bouillonne que superficiellement, dommage...émotion psychiatrique, augmente la dose, mes humeurs insipides et indolores m'emmerde aussi profondément qu'une messe de minuit pour mon anniversaire.
Paye ton odeur putride de mauvaise défonce.

# Posté le mardi 13 mai 2008 15:47