poème à une putain
voluptueuse fumée qui sortait de sa bouche
d'entre ses lèvres rouges et farouches
détournant sur elle maints regards indiscrets
elle, la putain, attendant l'heure des frais
âme insipide qui n'est bonne qu'à vous servir
vous les riches, vous les sirs
offrant coeur et amour pour quelques sous volés
la belle se dévoile, et court se cacher
à travers tout le mal que l'homme a pu lui faire
à travers milles regards de gens de manière
à travers les histoires que l'on conte sur elle
à travers ses espoirs et rêves en dentelles
rêvant quelques fois de jour et de révoltes
qu'elle pourrait infliger à tout ces désinvoltes
se venger des sourires bavant,inexprimables
qui toutes les nuits durant, sans cesse la nargue
là voilà qui jette le mégot entamé
se reteinte les lèvres et la peau déjà trop poudrée
encore quelques minutes et l'homme qui l'admire
viendra lui voler quelques heures de plaisir
- Foetus - j'ai eu " T'es beau comme un cri silencieux " Pauline Croze, t'es beau
J'aurai voulu vivre comme dans ma tête, films pathétiques, hypothétiques, auxquels je voue un culte indéfini, comme tout le monde.
Je voudrais casser la gueule à ses pouffiasses. Casser la gueule à tout le monde. Ou bien la mienne ça irait plus vite.
Je voudrais être Elle pour toi, mais je le suis de moins en moins.
Je voudrais voir vos vies de l'extérieur, omniprésente. A vie.
Je voudrais la compréhension, la réflexion, l'intransigeance, l'insomnie sentimentale , des mots pour maux, de la vie merde, de la vie, de la vraie.
J'en peux plus de marcher derrière, je suis las, un peu plus et je me casse.
J'euthanasirai mon monde virtuel, après tout, c'est pas des pixels que l'utérus de ma mère produit.
Photo de Lui et moi, par Elle